Le Haut-Chantier, dès l’Antiquité, a peut-être pu constituer un lieu de trafic. Les “chantiers” forment des points plus hauts sur les berges résultant de l’action combinée des courants et de la sédimentation fluviale et formant de véritables quais naturels. Là, s’opèrent les chargements et déchargements des marchandises, la construction et la réparation des bateaux autour de l’agglomération de quelques maisons.
Au XVIIIème siècle, au bord de la Loire, le Haut-Chantier est à l’apogée de son activité. Son regroupement de voituriers par eau fait de lui un des rares villages de mariniers de Touraine.
Au port, une trentaine de bateaux sont amarrés en période estivale. Dans les archives notariales, on peut noter par exemple plusieurs trains de bateaux appartenant aux maîtres mariniers de Limeray.
Les mariniers de Loire sont surnommés «les chie-dans-l’iau», par opposition «aux culs-terreux». Ou encore «les traîne-bâtons»”, par rapport à la bourde qui sert à diriger leur bateau. Au déclin de la batellerie, ceux-ci se reconvertissent en agriculteurs ou vignerons.
