Séchoirs VF


On dénombre encore 5 séchoirs à tabac sur la commune dont un a été transformé en habitation (N°52 Ter Rue de Blois). Un autre, détruit pour faire place à de nouveaux logements, se dressait en haut de la rue d’Enfer, au croisement de la rue de la Noiraie.

Les séchoirs à tabac sont implantés dans le val vers 1950. La culture du tabac, alors rémunératrice, constitue un complément de ressources pour les agriculteurs durant une vingtaine d’années environ.

La récolte et le séchage :

Les feuilles sont rassemblées en bottes maintenues par des lanières en toile de jute. Sitôt déchargées sous le hangar, les bottes de feuilles sont confiées pour l’enfilage. Une aiguille de 1,50m environ sert à l’enfilage des feuilles sur une ficelle d’une longueur d’environ 1,50m, à distance égale, pour favoriser le séchage. La face de la nervure doit être du même côté une fois sur deux. Après l’enfilage, trois guirlandes de tabac sont rassemblées à l’aide d’un crochet en S. Le lendemain, elles sont suspendues dans le séchoir. Au début du mois de novembre commence la préparation des manoques qui consiste à faire des bottes de 25 feuilles séchées. Un rigoureux tri des feuilles s’impose. Les feuilles déchirées ou trouées sont mises à part. La 25ème feuille est celle enroulée à l’extrémité de la manoque.

La fabrication et la vente de tabac et d’allumettes étaient un monopole d’État jusqu’en 1976. La production devait être reprise par la Société nationale d’exploitation industrielle des tabacs et allumettes (SEITA).